Une autre vision du photovoltaïque

 

haut de page

La crise énergétique remet en cause le système


Besoin fondamental et facteur de développement social et économique, l’énergie est aujourd’hui un sujet majeur de préoccupation en termes de production, de gestion et de responsabilité. La pénurie annoncée des ressources fossiles, couplée aux enjeux géopolitiques du pétrole et aux besoins grandissants de nations en développement, contribue ainsi à remettre sérieusement en cause l’ensemble du système énergétique. De plus, l’extraction et la transformation du pétrole, du charbon et du gaz naturel entraînent l’émission d’une grande quantité de gaz à effet de serre CO2 et participent donc au réchauffement climatique. Quant au nucléaire, il est mis en cause de par les risques associés à sa production. 


 

haut de page

Le mix énergétique : une nécessité partagée


Les pouvoirs publics, les industriels et le monde de la recherche se mobilisent pour trouver des alternatives énergétiques et pour construire un système durable, même si le processus de décision est particulièrement long et délicat.
L’opinion publique se fait de plus en plus avertie et sensible sur la question énergétique et sur l’impact environnemental, économique et sociétal de solutions proposées. Les médias sont très présents sur le sujet, autant sur le plan politique que pratique.
Poussées par cette même opinion publique et par les règlementations, les entreprises s’intéressent elles aussi de plus en plus la dimension durable de leur activité.
 
Par opposition aux sources d’énergies fossiles auxquelles il faudra donc progressivement renoncer, les énergies dites vertes ont recours à des sources d’énergie inépuisables, qu’il est d’usage de mixer pour assurer une production en électricité continue. Parmi ces sources, on trouve entre autres les énergies hydrauliques, éoliennes et marines, la géothermie, la biomasse, et l’énergie solaire.
Mais ces énergies renouvelables (EnR) ne représentent encore aujourd’hui qu’environ 4,5 % de la production totale mondiale d’énergie. En 2007, la production d’électricité d’origine renouvelable représentait seulement 18,2 % de la production totale mondiale, mais dépassait tout de même la part du nucléaire (13,8 %).

En France, la politique nucléaire initiée après le choc pétrolier de 1973 a pour résultat de placer le pays parmi les pays industrialisés les moins producteurs de CO2. En 2008, 85,5 % de l’électricité étaient produits à partir du nucléaire, 13,4 % à partir de l’hydraulique et 1,1 % à partir de l’éolien et du photovoltaïque.
La part du nucléaire et des énergies fossiles diminue aujourd’hui légèrement au profit d’énergies renouvelables. La production primaire d’énergies renouvelables (thermiques et électriques) a progressé de 12,7 % en 2008, un record historique de hausse, après celle déjà sensible de 2007 de plus de 5 %.
(Source des chiffres précédents : Bilan énergétique de la France pour 2008, Commissariat général au développement durable, service de l’observation et des statistiques, mai 2009)

 

haut de page

Une opportunité propre et durable.


Avec un taux de croissance annuel de plus de 25 %, l’énergie solaire semble promise à un bel avenir. Certains pays l’ont déjà compris. Ainsi, l’Allemagne a été la première nation européenne à s’engager dans un vrai programme d’éducation civique solaire à travers son programme « 100 000 toits solaires » qui est maintenant pleinement réalisé, et montre le chemin en se donnant comme perspective la construction d’1 million de toits à l’horizon 2010. Fortement encouragée par les dispositifs de rachat de l’énergie produite, et très soutenue par l’opinion publique, l’énergie solaire photovoltaïque est perçue comme une option viable à long terme pour la production de masse d’une énergie exempte de carbone.
 

En France, les mesures législatives récentes devraient largement encourager la tendance au mix énergétique.
En juillet 2009, le Parlement français a adopté le projet de loi Grenelle 1, qui décline les grandes orientations et objectifs arrêtés par le Grenelle de l’Environnement
Le texte propose de porter à 23 % la part des énergies renouvelables dans la consommation d’énergie d’ici 2020, impliquant ainsi de produire 20 millions de tonnes « équivalent pétrole » supplémentaires à partir de toutes les sources renouvelables. La consommation d’énergie fossile de la France sera réduite de 25 % et 600 000 emplois seront créés entre 2009 et 2020 dans tous les secteurs de la croissance verte L’énergie verte produite d’ici 2012 devrait donc croître de 50 % et de 120 % d’ici 2020.
(Source des chiffres précédents : www.actu-environnement.com).
 
C’est tout l’enjeu du débat actuel autour de la contribution climat/énergie, des différentes « taxes vertes » et des aides publiques en la matière que de favoriser la décentralisation énergétique progressive. 

 

> Un impact environnemental mesuré
Comme pour tout produit industriel, la production et la vie d’un panneau photovoltaïque a un impact sur l’environnement, mais celui-ci est très mesuré :

  • Une cellule solaire rembourse l’énergie nécessaire à sa fabrication en 3 ans : c’est ce que l’on appelle un temps de retour énergétique positif, ou énergie grise (= rapport entre l’énergie nécessaire dépensée pour construire le module, les produits chimiques utilisés et l’énergie produite pendant son existence).
  • Une cellule solaire en fonctionnement a un cycle propre : elle ne génère ni émission nocive ni gaz polluant.
  • Une installation solaire est recyclable : une fois démontés, les matériaux de base (cadre aluminium, verre, silicium, composants électroniques) peuvent tous être réutilisés ou recyclés. Tenesol est membre de l’association PV Cycle et s’engage donc à participer à la mise en œuvre du programme de recyclage des panneaux en fin de vie.
  • Par ailleurs, l’énergie solaire photovoltaïque ne génère pas de bruit et moins de nuisance que d’autres productions.

 
 
> Un atout économique
La filière photovoltaïque peut jouer un rôle déterminant dans le développement économique d’un pays, en tant que secteur d’activité, mais également dans la réduction à terme de la facture énergétique.
 
Tous les pays se mobilisent en faveur des énergies renouvelables. Les investissements mondiaux dans ce secteur explosent : de 66 milliards de dollars en 2007, ils devraient atteindre 343 milliards de dollars en 2020 et quasiment doubler de nouveau d’ici à 2030.
L’Organisation Internationale du Travail estime que plus de 20 millions d’emplois supplémentaires devraient être créés dans le secteur.
(Source : « Les énergies renouvelables, source de croissance et d’emplois », Actu-environnement, 25/06/2009).

En Europe, le photovoltaïque représentait en 2007 un chiffre d’affaires de plus de 10 milliards d’euros. Le chiffre d’affaires de l’ensemble des EnR s’élevait à 45 milliards d’euros. (Source : « L’état des énergies renouvelables en Europe », bilan EurObserv’Er, édition 2008)
 
En France, d’ici à 2012, le secteur des EnR représentera 155 000 emplois contre 85 800 en 2006. 12 200 emplois supplémentaires sont prévus dans le photovoltaïque et 13 000 dans l’éolien. (Sources : Ademe et SER)


 
> Des défis à relever

  • Comment développer en masse des EnR alors que leur densité de puissance est encore infime par rapport aux énergies fossiles ?
  • Comment le système de réseau peut-il accueillir des énergies intermittentes ?
  • Comment stocker à grande échelle l’électricité éolienne ou solaire ?
  • Comment acheminer les EnR sur une longue distance ?

Autant de questions qui devront trouver une réponse partagée par l’ensemble des acteurs impliqués pour que les énergies renouvelables deviennent enfin des alternatives énergétiques incontournables, à la hauteur de leur potentiel.
 
La filière solaire photovoltaïque doit quant à elle chercher dès à présent les bons leviers de développement :

  • Puissance de production encore infime par rapport au potentiel de la source
  • Évolutions technologiques impératives pour suivre et anticiper la demande
  • Structuration et régulation du marché, aujourd’hui encore peu mâture
  • Équilibre de la filière face aux importants dispositifs de soutien public
     
     
haut de page